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Les Fleurs du mal

Première édition

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XXV

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    Avec ses vêtements ondoyants et nacrés,
    Même quand elle marche, on croirait qu'elle danse,
    Comme ces longs serpents que les jongleurs sacrés
    Au bout de leurs bâtons agitent en cadence.
   
   
    Comme le sable morne et l'azur des déserts,
    Insensibles tous deux à l'humaine souffrance,
    Comme les longs réseaux de la houle des mers,
    Elle se développe avec indifférence.
   
   
   
    Ses yeux polis sont faits de minéraux charmants,
    Et dans cette nature étrange et symbolique
    Où l'ange inviolé se mêle au sphinx antique,
   
   
    Où tout n'est qu'or, acier, lumière et diamants,
    Resplendit à jamais, comme un astre inutile,
    La froide majesté de la femme stérile.
   
   
   
   


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Tout enfant, j'ai senti dans mon coeur deux sentiments contradictoires, l'horreur de la vie et l'extase de la vie. -- Ah! que le monde est grand à la clarté des lampes! Aux yeux du souvenir que le monde est petit! -- Sois sage, ô ma douleur, et tiens-toi plus tranquille ! -- La plus belle des ruses du diable est de vous persuader qu'il n'existe pas. -- Le rire est satanique, il est donc profondément humain. -- J'ai pétri de la boue et j'en ai fait de l'or. -- Il y a dans l'acte de l'amour une grande ressemblance avec la torture ou avec une opération chirurgicale. -- Tout enfant, j'ai senti dans mon coeur deux sentiments contradictoires, l'horreur de la vie et l'extase de la vie. -- Il n'existe que trois êtres respectables : le prêtre, le guerrier, le poète. Savoir, tuer et créer. -- Ne cherchez plus mon coeur, les bêtes l'ont mangé -- La femme est naturelle, c'est-à-dire abominable.Le Salon de 1845
Le Salon de 1846
Le Salon de 1859
La Fanfarlo
Les Fleurs du mal, première édition (1857)
Les Fleurs du mal, seconde édition (1861)
Le Spleen de Paris
Mon coeur mis à nu
Les Paradis artificiels
Comment on paie ses dettes quand on a du génie
Conseils aux jeunes littérateurs
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Choix de maximes consolantes sur l'amour
L'école païenne
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