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Les Fleurs du mal

Seconde édition

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XXVI. Sed non satiata

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    Bizarre déité, brune comme les nuits,
    Au parfum mélangé de musc et de havane,
    Œuvre de quelque obi, le Faust de la savane,
    Sorcière au flanc d'ébène, enfant des noirs minuits,
   
    Je préfère au constance, à l'opium, au nuits,
    L'élixir de ta bouche où l'amour se pavane ;
    Quand vers toi mes désirs partent en caravane,
    Tes yeux sont la citerne où boivent mes ennuis.
   
    Par ces deux grands yeux noirs, soupiraux de ton âme,
    Ô démon sans pitié ! Verse-moi moins de flamme ;
    Je ne suis pas le Styx pour t'embrasser neuf fois,
   
    Hélas ! Et je ne puis, mégère libertine,
    Pour briser ton courage et te mettre aux abois,
    Dans l'enfer de ton lit devenir Proserpine !


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Le diable, je suis bien obligé d'y croire, car je le sens en moi ! -- J'ai toujours été étonné qu'on laissât les femmes entrer dans les églises. -- Le cri du sentiment est toujours absurde ; mais il est sublime, parce qu'il est absurde. -- Qu'est-ce que l'amour ? Adorer, c'est se sacrifier et se prostituer. -- J'ai toujours été étonné qu'on laissât les femmes entrer dans les églises. -- L'étude du beau est un duel où l'artiste crie de frayeur avant d'être vaincu. -- Le mal se fait sans effort, naturellement, par fatalité ; le bien est toujours le produit d'un art. -- L'étude du beau est un duel où l'artiste crie de frayeur avant d'être vaincu. -- Homme libre, toujours tu chériras la mer ! -- Le diable, je suis bien obligé d'y croire, car je le sens en moi ! -- Il y a autant de beautés qu'il y a de manières habituelles de chercher le bonheur.Le Salon de 1845
Le Salon de 1846
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L'école païenne
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"Bien qu'on ait du coeur à l'ouvrage, l'Art est long et le temps est court." 
 
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