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Les Fleurs du mal

Seconde édition

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XLIX. Le Poison

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    Le vin sait revêtir le plus sordide bouge
    D'un luxe miraculeux,
    Et fait surgir plus d'un portique fabuleux
    Dans l'or de sa vapeur rouge,
    Comme un soleil couchant dans un ciel nébuleux.
   
    L'opium agrandit ce qui n'a pas de bornes,
    Allonge l'illimité,
    Approfondit le temps, creuse la volupté,
    Et de plaisirs noirs et mornes
    Remplit l'âme au delà de sa capacité.
   
    Tout cela ne vaut pas le poison qui découle
    De tes yeux, de tes yeux verts,
    Lacs où mon âme tremble et se voit à l'envers...
    Mes songes viennent en foule
    Pour se désaltérer à ces gouffres amers.
   
    Tout cela ne vaut pas le terrible prodige
    De ta salive qui mord,
    Qui plonge dans l'oubli mon âme sans remord,
    Et, charriant le vertige,
    La roule défaillante aux rives de la mort !


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Il y a autant de beautés qu'il y a de manières habituelles de chercher le bonheur. -- Ce qui est créé par l'esprit est plus vivant que la matière. -- Le diable, je suis bien obligé d'y croire, car je le sens en moi ! -- Ce qui est créé par l'esprit est plus vivant que la matière. -- On ne peut oublier le temps qu'en s'en servant. -- Ne pouvant pas supprimer l'amour, l'Eglise a voulu au moins le désinfecter, et elle a fait le mariage. -- Un homme qui ne boit que de l'eau a un secret à cacher à ses semblables. -- Qu'est-ce que l'amour ? Adorer, c'est se sacrifier et se prostituer. -- Homme libre, toujours tu chériras la mer ! -- Il n'est pas de plaisir plus doux que de surprendre un homme en lui donnant plus qu'il n'espère. -- Tout enfant, j'ai senti dans mon coeur deux sentiments contradictoires, l'horreur de la vie et l'extase de la vie.Le Salon de 1845
Le Salon de 1846
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La Fanfarlo
Les Fleurs du mal, première édition (1857)
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"Tout enfant, j'ai senti dans mon coeur deux sentiments contradictoires, l'horreur de la vie et l'extase de la vie." 
 
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