Litteratura.com
Recherche    
Charles Baudelaire livresrechercheforumsressourcesgaleriecontactchroniques

Vie de Charles Baudelaire
Correspondance
Biographie
Personnages

Oeuvre de Charles Baudelaire







un certain regard
Articles
Axes d'études
Contemporains
oeuvre
Vers  -  à voir aussi : Critiques Essai Journal Nouvelles Prose 

Les Fleurs du mal

Seconde édition

retour à l'accueil de l'oeuvre
retour au choix de l'oeuvre

LIV. L'Irréparable

<< Voir les pages liées à ce texte 
 Définition  | Taille du texte  1  2  3  |  < Précédent  Suivant >  |   Télécharger cette oeuvre   
Pouvons-nous étouffer le vieux, le long Remords,
    Qui vit, s'agite et se tortille,
    Et se nourrit de nous comme le ver des morts,
    Comme du chêne la chenille ?
    Pouvons-nous étouffer l'implacable Remords ?
   
    Dans quel philtre, dans quel vin, dans quelle tisane,
    Noierons-nous ce vieil ennemi,
    Destructeur et gourmand comme la courtisane,
    Patient comme la fourmi ?
    Dans quel philtre ? - dans quel vin ? - dans quelle tisane ?
   
    Dis-le, belle sorcière, oh ! Dis, si tu le sais,
    À cet esprit comblé d'angoisse
    Et pareil au mourant qu'écrasent les blessés,
    Que le sabot du cheval froisse,
    Dis-le, belle sorcière, oh ! dis, si tu le sais,
   
    À cet agonisant que le loup déjà flaire
    Et que surveille le corbeau,
    À ce soldat brisé ! S'il faut qu'il désespère
    D'avoir sa croix et son tombeau ;
    Ce pauvre agonisant que déjà le loup flaire !
   
    Peut-on illuminer un ciel bourbeux et noir ?
    Peut-on déchirer des ténèbres
    Plus denses que la poix, sans matin et sans soir,
    Sans astres, sans éclairs funèbres ?
    Peut-on illuminer un ciel bourbeux et noir ?
   
    L'espérance qui brille aux carreaux de l'Auberge
    Est soufflée, est morte à jamais !
    Sans lune et sans rayons, trouver où l'on héberge
    Les martyrs d'un chemin mauvais !
    Le Diable a tout éteint aux carreaux de l'auberge !
   
    Adorable sorcière, aimes-tu les damnés ?
    Dis, connais-tu l'irrémissible ?
    Connais-tu le Remords, aux traits empoisonnés,
    À qui notre cœur sert de cible ?
    Adorable sorcière, aimes-tu les damnés ?
   
    L'Irréparable ronge avec sa dent maudite
    Notre âme, piteux monument,
    Et souvent il attaque, ainsi que le termite,
    Par la base le bâtiment.
    L'Irréparable ronge avec sa dent maudite !
   
    - J'ai vu parfois, au fond d'un théâtre banal
    Qu'enflammait l'orchestre sonore,
    Une fée allumer dans un ciel infernal
    Une miraculeuse aurore ;
    J'ai vu parfois au fond d'un théâtre banal
   
    Un être, qui n'était que lumière, or et gaze,
    Terrasser l'énorme Satan ;
    Mais mon cœur, que jamais ne visite l'extase,
    Est un théâtre où l'on attend
    Toujours, toujours en vain, l'Être aux ailes de gaze !


Pages liées




Qu'est-ce que l'amour ? Adorer, c'est se sacrifier et se prostituer. -- La femme est naturelle, c'est-à-dire abominable. -- Etre un homme utile m'a toujours paru quelque chose de bien hideux. -- La faculté de rêverie est une faculté divine et mystérieuse ; car c'est par le rêve que l'homme communique avec le monde ténébreux dont il est environné. -- Il y a, dans tout homme, à toute heure, deux postulations simultanées, l'une vers Dieu, l'autre vers Satan. L'invocation à Dieu, ou spiritualité, est un désir de monter en grade; celle de Satan, ou animalité, est une joie de descendre. -- Toute littérature dérive du péché. -- Aimer une femme intelligente est un plaisir de pédéraste. -- Tout enfant, j'ai senti dans mon coeur deux sentiments contradictoires, l'horreur de la vie et l'extase de la vie. -- Qu'est-ce que l'amour ? Adorer, c'est se sacrifier et se prostituer. -- J'ai pétri de la boue et j'en ai fait de l'or. -- Cette vie est un hôpital où chaque malade est possédé du désir de changer de lit.Le Salon de 1845
Le Salon de 1846
Le Salon de 1859
La Fanfarlo
Les Fleurs du mal, première édition (1857)
Les Fleurs du mal, seconde édition (1861)
Le Spleen de Paris
Mon coeur mis à nu
Les Paradis artificiels
Comment on paie ses dettes quand on a du génie
Conseils aux jeunes littérateurs
Les Drames et les romans honnêtes
Peintres et aquafortistes
Morale du joujou
Madame Bovary par Gustave Flaubert
Du Vin et du Haschisch
Fusées
Le musée classique du bazar Bonne-Nouvelle
Exposition universelle
Les Misérables par Victor Hugo
Richard Wagner et Tannhäuser à Paris
Le peintre de la vie moderne
Choix de maximes consolantes sur l'amour
L'école païenne
Les fleurs du mal, fleurs maladives, la fleur du mal, fleurs du mal de Charles Baudelaire. Les Fleurs du mal Le Spleen de Paris, Les Petits poèmes en prose,poésie en prose, recueil majeur. Le Spleen de Paris e-coursier, envoi de fichiers volumineux
 
 
"Etre un homme utile m'a toujours paru quelque chose de bien hideux." 
 
Ajoutez cette page à vos favoris.            Recommander cette page à vos amis.            Inscrivez-vous à la lettre de diffusion.            Pourquoi pas de la littérature sur la toile ?...