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Exposition universelle

La Source, Ingres (1856)

L’Exposition Universelle de 1855, qui fait suite à celle de 1851 organisée à Londres, est un projet ambitieux, encouragé par Napoléon III pour démontrer la grandeur et l’excellence de la France. La particularité de cette Exposition est la présentation de plus de 5000 peintures et sculptures au palais des Beaux-arts (édifié pour l’occasion, rue Montaigne); sous la forme d’une rétrospective de plus d’un demi-siècle d’art, le Second Empire voulait y suggérer la prééminence de la France dans ce domaine.
Baudelaire, critique reconnu des Salons, ne manque pas l’événement et écrit trois articles. Le premier et le troisième sont publiés dans Le Pays, les 26 mai et 3 juin 1855. Mais le journal refuse l’article sur Ingres, sans doute inquiété par l’originalité – la marginalité ? – du critique dans son style et son propos. Ce texte ne sera publié que le 12 août 1855 dans Le Portefeuille, et L’Exposition Universelle ne retrouvera son unité que dans les Curiosités Esthétiques, recueil posthume de 1868. On discerne l’amertume et le découragement du critique face au refus de son texte; Baudelaire avait le projet d’en écrire un quatrième, mais abandonne l’idée. Sans doute sa vision toute personnelle de l’art, mais pourtant juste et démonstrative, déconcerta les esprits bien-pensants de l’époque par sa modernité.

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Le Salon de 1845
Le Salon de 1846
Le Salon de 1859
Le musée classique du bazar Bonne-Nouvelle

 
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Sommaire de l'oeuvre
 
Tout homme bien portant peut se passer de manger pendant deux jours, de poésie, jamais. -- Plus encore que la vie -- Il y a dans l'acte de l'amour une grande ressemblance avec la torture ou avec une opération chirurgicale. -- Je suis la plaie et le couteau ! Je suis le soufflet et la joue ! Je suis les membres et la roue, Et la victime et le bourreau ! -- L'orgie n'est plus la soeur de l'inspiration : nous avons cassé cette parenté adultère. -- Qu'est-ce que Dieu fait donc de ce flot d'anathèmes Qui monte tous les jours vers ses chers Séraphins ? -- Manier savamment une langue, c'est pratiquer une espèce de sorcellerie évocatoire. -- Le monde, monotone et petit, aujourd’hui, Hier, demain, toujours, nous fait voir notre image : Une oasis d’horreur dans un désert d’ennui. -- Profondeur immense de la pensée dans les locutions vulgaires, tous creusés par des générations de fourmis. -- Ne cherchez plus mon coeur, les bêtes l'ont mangé -- Toute littérature dérive du péché.Le Salon de 1845
Le Salon de 1846
Le Salon de 1859
La Fanfarlo
Les Fleurs du mal, premi?re ?dition (1857)
Les Fleurs du mal, seconde ?dition (1861)
Le Spleen de Paris
Mon coeur mis ? nu
Les Paradis artificiels
Comment on paie ses dettes quand on a du g?nie
Conseils aux jeunes litt?rateurs
Les Drames et les romans honn?tes
Peintres et aquafortistes
Morale du joujou
Madame Bovary par Gustave Flaubert
Du Vin et du Haschisch
Fus?es
Le mus?e classique du bazar Bonne-Nouvelle
Exposition universelle
Les Mis?rables par Victor Hugo
Richard Wagner et Tannh?user ? Paris
Le peintre de la vie moderne
Choix de maximes consolantes sur l'amour
L'?cole pa?enne
Les fleurs du mal, fleurs maladives, la fleur du mal, fleurs du mal de Charles Baudelaire. Les Fleurs du mal Le Spleen de Paris, Les Petits po?mes en prose,po?sie en prose, recueil majeur. Le Spleen de Paris
 
 
"Plus encore que la vie" 
 
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