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Madame Bovary par Gustave Flaubert
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Flaubert disséquant Emma Bovary, Lemot (1869)
Baudelaire et Flaubert n’étaient pas des amis intimes, mais il est certain qu’ils avaient, chacun, reconnu la valeur de l’autre. Nés en 1821, aux heures de l’avènement du romantisme, ils ont tous les deux eu le souci de s’en détacher, affichant leur désir de dépasser cette idéologie envahissante pour démonter leur originalité de créateurs. La comparaison ne s’arrête pas là : en 1857, à six mois d’écart, le romancier et le poète tombent sous le coup du Cerbère Justice. Madame Bovary d’un côté, Les Fleurs du Mal de l’autre, ces deux chefs-d’œuvre de la littérature n’ont pas la reconnaissance de leur époque, qui y voient une offense à la morale publique et à la religion. Si l’issue du procès sera favorable à Flaubert, ce ne fut pas le cas du procès des Fleurs du Mal dont on ne connaît que trop bien la triste conclusion. Flaubert, qui vient de parcourir le recueil du poète, adresse à Baudelaire une lettre élogieuse : « Vous avez trouvé le moyen de rajeunir le romantisme. Vous ne ressemblez à personne (ce qui est la première des qualités). » Il prend évidemment parti pour la défense du recueil lors du procès.
Quelques mois plus tard, Baudelaire rend lui-même hommage à Madame Bovary au travers de cette critique, n’oubliant pas de remercier – ironiquement – « la magistrature française de l'éclatant exemple d'impartialité et de bon goût qu'elle a donné dans cette circonstance ». L’hommage à Flaubert est élogieux. Baudelaire admire l’effacement de l’homme qui donne vie à une héroïne, une « merveille » : « ce bizarre androgyne a gardé toutes les séductions d'une âme virile dans un charmant corps féminin »… C’est aussi l’occasion de réaffirmer la place du roman, et de toute œuvre, quant à la mission moraliste qu’on tient à lui imposer : « Une véritable oeuvre d'art n'a pas besoin de réquisitoire », la morale qu’on lui concède ne dépend que de l’intelligence de son lecteur.
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Gustave Flaubert Les Fleurs du mal, première édition (1857)
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J'ai pétri de la boue et j'en ai fait de l'or.
-- L'étude du beau est un duel où l'artiste crie de frayeur avant d'être vaincu.
-- Le diable, je suis bien obligé d'y croire, car je le sens en moi !
-- Bien qu'on ait du coeur à l'ouvrage, l'Art est long et le temps est court.
-- Il y a autant de beautés qu'il y a de manières habituelles de chercher le bonheur.
-- Insouciants et taciturnes, Des Ganges, dans le firmament, Versaient le trésor de leurs urnes Dans des gouffres de diamant.
-- De ce ciel bizarre et livide, Tourmenté comme ton destin, Quels pensers dans ton âme vide Descendent ? Réponds, libertin.
-- Pourquoi les démocrates n'aiment pas les chats, il est facile de le deviner. Le chat est beau; il révèle des idées de luxe, de propreté, de volupté, etc.
-- La femme est naturelle, c'est-à-dire abominable.
-- Homme libre, toujours tu chériras la mer !
-- Sois sage, ô ma douleur, et tiens-toi plus tranquille ! Le Salon de 1845
Le Salon de 1846
Le Salon de 1859
La Fanfarlo
Les Fleurs du mal, premi?re ?dition (1857)
Les Fleurs du mal, seconde ?dition (1861)
Le Spleen de Paris
Mon coeur mis ? nu
Les Paradis artificiels
Comment on paie ses dettes quand on a du g?nie
Conseils aux jeunes litt?rateurs
Les Drames et les romans honn?tes
Peintres et aquafortistes
Morale du joujou
Madame Bovary par Gustave Flaubert
Du Vin et du Haschisch
Fus?es
Le mus?e classique du bazar Bonne-Nouvelle
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Richard Wagner et Tannh?user ? Paris
Le peintre de la vie moderne
Choix de maximes consolantes sur l'amour
L'?cole pa?enne
Les fleurs du mal, fleurs maladives, la fleur du mal, fleurs du mal de Charles Baudelaire.
Les Fleurs du mal
Le Spleen de Paris, Les Petits po?mes en prose,po?sie en prose, recueil majeur.
Le Spleen de Paris
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"Il y a autant de beautés qu'il y a de manières habituelles de chercher le bonheur." |
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